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Qu’est-ce qu’un outil de surcouche d’accessibilité ?

Un outil de surcouche d’accessibilité est conçu pour détecter des défauts d’accessibilité et fournir des outils d’ajustement permettant d’adapter l’interface d’un site Web à l’utilisateur et à ses capacités.

Mis en place sous forme de plugins, de widgets ou de barres d’outils, ils appliquent un code source tiers (généralement JavaScript) pour effectuer des modifications côté client sans intervenir au niveau du code source du site. Ces outils permettent alors de personnaliser l’affichage des pages dans une certaine mesure en fonction de paramètres configurés par le client et selon ses besoins.

Que valent-ils vraiment ?

Que ce soit pour des raisons juridiques ou éthiques, les entreprises ont pris conscience de l’importance de disposer d’un site web accessible, mais elles n’ont malheureusement pas toujours les ressources ou les connaissances nécessaires pour le faire.

L’une des principales raisons de l’essor des outils de surcouche ces dernières années est leur facilité de mise en place pour rendre un site accessible. C’est du moins la promesse de marque des éditeurs qui développent ces solutions.

En effet, en adaptant l’affichage d’un site en fonction de paramètres définis, ces outils pratiques peuvent être utiles dans le cadre de certains besoins en matière d’accessibilité, principalement pour des déficiences visuelles ou cognitives.

  • Par exemple, en agissant sur le contraste des couleurs, ou la taille du texte, un outil de surcouche peut ajuster l’apparence d’un site compte tenu de déficiences telles que le daltonisme ou la dyslexie.
  • Un autre exemple est celui des personnes atteintes d’arthrose ou de la maladie de Parkinson, dont la situation les empêche de réaliser des mouvements fluides ou précis. Dans ce cas, un outil de surcouche peut effectivement adapter les zones cliquables en les rendant plus grandes et plus espacées, et donc plus accessibles. 

Mais si nos problèmes d’accessibilité pouvaient être résolus à l’aide d’un simple plugin, alors pourquoi cette solution fait-elle l’objet de tant de critiques au sein de la communauté de l’accessibilité ? 

Quelles sont les limites des outils de surcouche ?

Les outils de surcouche se limitent généralement à des fonctionnalités de base. Bien qu’ils puissent combler certaines lacunes en matière d’accessibilité, sans intervention au niveau du code, leur champ d’action reste très limité.

Leur impact porte essentiellement sur le confort d’utilisation dans le cadre de certaines incapacités chez l’utilisateur, mais il existe de nombreux scénarios et problématiques d’accessibilité auxquels ces outils ne peuvent répondre. C’est notamment le cas des personnes souffrant de déficiences visuelles, pour lesquelles les outils de surcouche ne sont pas toujours utiles. Sans parler des malvoyants, pour qui ils ne sont d’aucune utilité.

Par exemple, de nombreux sites sur lesquels nous naviguons peuvent contenir des images qui nécessitent une alternative textuelle (pour des descriptions de produits notamment). Inversement, le site peut également contenir des images décoratives qui devraient être ignorées. Le fait de ne pas pouvoir distinguer les images décoratives de celles qui nécessitent une alternative textuelle est un exemple typique des limites d’un outil de surcouche.

Une autre limitation pourrait porter sur du contenu tel que les champs de formulaires (notamment lorsque les informations obligatoires sont manquantes, ou si le format du champ est contrôlé). Faisant partie du contenu, ces éléments peuvent ne pas être affectés par les adaptations de l’affichage.

Dans ce deuxième cas de figure, on peut imaginer un candidat non-voyant qui, en raison de problèmes d’accessibilité, se trouve dans l’impossibilité de remplir un formulaire pour postuler à une offre d’emploi. Au-delà d’un défaut d’accessibilité, cela peut engendrer d’autres conséquences. Une partie de la population étant exclue, l’entreprise en question pourrait se voir accusée de discrimination.

Conflits avec les technologies d’assistance

Un autre risque est celui qu’un outil de surcouche vienne interférer avec des fonctionnalités déjà existantes via l’usage de technologies d’assistance.

En effet, les personnes handicapées ont généralement leurs propres technologies d’assistance préférées pour les aider à accomplir leurs tâches. Un utilisateur malvoyant qui utilise une loupe d’écran, par exemple, est susceptible d’utiliser la même loupe pour naviguer sur n’importe quel site et peut facilement l’activer et la désactiver.

En revanche, les outils de surcouche d’accessibilité ont leurs propres paramètres prédéfinis et ne se conforment pas aux technologies de l’utilisateur. Les configurations de son outil ne seront alors plus adaptées à son usage et l’utilisateur malvoyant devra soit changer d’approche, soit reconfigurer l’outil de surcouche, voire même abandonner sa navigation pour ne pas dérégler son paramétrage.

Certains outils de surcouche disposent également d’une fonctionnalité de lecteur d’écran, là où les technologies d’assistance le font déjà pour l’ensemble de l’ordinateur. Si un utilisateur aveugle peut aller sur le web et naviguer entre différents sites, c’est qu’il a très certainement déjà intégré des fonctions d’assistance dans son système. L’outil de surcouche n’apporte donc aucune valeur ajoutée et pourrait même interférer avec l’outil existant.

Confort vs. Accessibilité : un problème éthique

Si ces outils peuvent améliorer le confort d’utilisation de certains sites ou contribuer au respect de certaines exigences en matière d’accessibilité, la manière dont ils sont commercialisés constitue le principal problème.

Compte tenu du nombre de problèmes d’accessibilité que l’on peut rencontrer, les limites des outils de surcouche sont très larges. Sans modifier le code, comment est-ce qu’un outil de surcouche pourrait-il :

  • Prendre une image avec du texte intégré et l’agrandir de manière appropriée ?
  • Rendre un site web non responsive, responsive ?
  • Juger de la pertinence d’un champ de formulaire, d’un intitulé de lien, d’un titre, ou d’une image alternative, etc. ?
  • Sous-titrer des vidéos de manière satisfaisante ?

La réponse est simple : ce n’est pas possible. Beaucoup de problèmes dans l’accessibilité numérique ne peuvent tout simplement pas être résolus par une approche systématique et nécessitent un jugement humain.

Le problème des produits de surcouche est qu’ils peuvent faire croire aux parties prenantes qu’elles ont résolu leurs problèmes d’accessibilité en les utilisant. Vendu comme une solution d’accessibilité numérique « adaptée au handicap… » afin que les entreprises puissent « rendre leur site internet accessible au plus grand nombre… ». Il s’agit d’un discours ambigu qui semble négliger le véritable enjeu et la définition même de l’accessibilité.

Pour qu’un site web soit considéré comme accessible d’un point de vue juridique, quel que soit le handicap, il doit être évalué selon des critères basés sur le RGAA (Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité)

​​Régulièrement mis à jour pour s’adapter à l’évolution du web, les obligations et les critères du RGAA constituent aujourd’hui la seule source de référence pour évaluer la conformité d’une page web au regard de la loi.

106 critères quantitatifs et qualitatifs doivent être respectés, concernant aussi bien des aspects visuels et techniques que le contenu. Comme les outils de surcouche d’accessibilité n’agissent que sur les styles CSS des sites sans intervention au niveau du code, il existe de nombreux critères sur lesquels il est techniquement impossible d’intervenir. 

Aussi efficaces soient-ils pour résoudre certains problèmes d’accessibilité, ces outils ne répondent pas aux exigences légales en matière d’accessibilité numérique. La réalité est qu’ils répondent plus à une question de confort d’utilisation qu’à une question d’accessibilité.

L’intervention humaine comme seule alternative viable.

Le fait est qu’il n’existe tout simplement pas de solution magique, universelle, pour relever le défi de l’accessibilité. Rendre un site Web accessible est un processus continu, qui doit être envisagé dès le début de tout projet.

En ce qui concerne ekino, une équipe dédiée accompagne les démarches nécessaires autour de l’accessibilité de manière spécifique et en fonction du contexte de chaque projet et client. De la phase de conception à la phase d’audit, il s’agit d’un travail collaboratif pour identifier des solutions adaptées selon les défauts d’accessibilité , ainsi que les blocages et les leviers d’action.

Toutefois, il convient également de garantir une autonomie future en matière d’accessibilité.

En effet, l’une des principales causes des défaillances en matière d’accessibilité est que les intervenants ne se soucient pas toujours d’entreprendre l’éducation et les changements de processus nécessaires à la création de produits accessibles. À cet effet, des actions de formation et de sensibilisation ainsi que la mise à disposition d’outils sont souvent proposées à nos clients pour permettre à leurs équipes de maintenir le niveau d’accessibilité atteint au cours du projet. 

Qu’il s’agisse de pérenniser un socle commun de connaissances autour de l’accessibilité numérique ou de réaliser des formations spécialisées pour des profils clés, ce travail de transmission doit pouvoir se poursuivre en interne afin d’assurer la pérennité des projets.

Parce que c’est un sujet qui nous tient à cœur, chez ekino, nous recommandons toujours à quiconque est impliqué dans le cycle de vie du développement logiciel de suivre un processus d’accessibilité approprié. Il n’y a pas de solution miracle en matière d’accessibilité. Il faut faire le nécessaire pour rendre votre site accessible à tous et améliorer ainsi l’expérience de chacun, et de tous vos clients.

L’accessibilité, une panacée ?

Au commencement fut le HTML Pensé comme un moyen de mise à disposition de documents via un système de liens hypertextes (en opposition à une navigation par mot clé par exemple), l’objectif du protocole HTML est de faciliter l’accès à l’information. Dès la première version publique, le HTML comporte des notions de sémantique et d’accessibilité […]

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L’accessibilité, c’est pour toutes les personnes en situation de handicap.

Situation de handicap = Lorsqu’un utilisateur ayant une déficience se trouve empêché d’utiliser un site ou une application du fait de l’inadaptation du contenu et de ses fonctionnalités à ses capacités.

Se mettre en conformité a quelques avantages :

  • Permettre la non-discrimination et une audience accrue;
  • Intégrer la notion d’accessibilité à son entreprise est une démarche citoyenne qui montre qu’on est un acteur socialement responsable;
  • Un utilisateur satisfait revient plus souvent sur un site, communique sur son expérience positive et permet la diffusion du site à l’ensemble de son réseau;
  • Un SEO optimisé

C’est pourquoi aujourd’hui de plus en plus d’entreprises se mettent en ordre de marche pour prendre en compte l’accessibilité dans tous leurs processus et cela peut s’avérer compliqué quand on est une entité mondiale.

Il est nécessaire de réfléchir à une multitude de sujets quand on se penche sur la question.

1. Comment aider les filiales à se mettre en ordre de marche, les faire adhérer et mutualiser les coûts ?

Il convient de les accompagner en trouvant un partenaire tiers pour proposer des offres qui répondent aussi bien au domaine de l’éditorial, du graphisme/design et de la technique. Les 3 grands piliers essentiels de l’accessibilité.

Ce partenaire doit prévoir un dispositif composé d’experts en accessibilité avec des expériences opérationnelles connexes (développement, gestion de projet et gouvernance, UX design, conseil) qui sauront s’adapter à chaque filiale et lui proposer des conseils actionnables et priorisés.

Ce dispositif devra permettre d’avoir un budget adapté à la complexité de chaque filiale avec des métriques et un budget défini en amont, et qui reflète une capacité à mutualiser pour réduire les coûts de la filiale et du groupe in fine.

Et enfin travailler sur une feuille de route (le schéma pluriannuel d’accessibilité) pour aiguiller ces filiales qui ont des niveaux différents de connaissances et de compétences dans ce domaine.

Pour rédiger le schéma pluriannuel, il est nécessaire de définir le niveau de connaissance et d’accessibilité des filiales pour anticiper les besoins. Ce document peut donc être produit en amont ou après avoir audité plusieurs filiales pour permettre de définir ce qui doit être mis en place et dans quel ordre de priorité.

2. Comment définir une méthodologie simple et efficace pour accompagner les filiales ?

Il existe 2 types de cas que nous retrouvons le plus souvent :

  1. Soit il est nécessaire d’intervenir dès la conception du projet pour une mise en ligne future;
  2. Soit le site/app mobile de la filiale est déjà en ligne.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’effectuer un audit complet puis la déclaration d’accessibilité. Le fait d’intervenir dès la conception permet d’éviter la partie recommandation et conseils.

De la conception … à la mise en ligne

Le site ou l’application de la filiale n’existe pas encore et la conception va débuter. Il convient d’accompagner les filiales dans 4 grandes phases en s’appuyant sur les directives du groupe (le schéma pluriannuel).

sprint0-design des interfaces
itérations de production-recette

1. Prévoir un sprint 0

Il est important de :

  • Définir le contexte et les besoins pour accompagner au mieux la filiale en amont;
  • Leur permettre d’anticiper les différents cas d’utilisation et intégrer au plus tôt la démarche d’accessibilité au sein du projet en se basant sur leur cahier des charges (et sur le référentiel RGAA 4);
  • Mettre à disposition des outils et effectuer des formations à ces outils pour tous les acteurs principaux du projet : chefs de projet, contributeurs, designers et ingénieurs.

2. Design des interfaces

Accompagner la filiale sur les interfaces et les maquettes, pour que l’accessibilité soit prise en compte par les designers : contraste de couleurs, ergonomie des formulaires, navigation explicite…etc.Prévoir la mise à disposition de guides, la validation des interfaces, les recommandations.

3. Itérations de production

Prendre en compte dès le début de la phase de développement tous les éléments permettant que l’accessibilité soit respectée.
Le respect des standards W3C et la qualité du code assurent la qualité de l’accessibilité.

Anticiper le suivi des phases de développement, les tests automatisés et les manuels ou un guide de référence qui listent les outils à utiliser et les éléments essentiels à prendre en compte.

4. Recette, Contribution et Audit

Lors de cette phase, une recette en continu est mise en place sur un échantillon de page: la page d’accueil, de contact, plan du site …et les pages pertinentes pour chaque type de service fourni et toute autre utilisation principale prévue. Suivi d’une recette aléatoire.
Ces actions permettent de vérifier la conformité du site.
Il est tout aussi important de prévoir des formations et un guide du contributeur pour assurer la maintenabilité de l’accessibilité.

Sur le chemin de la conformité

La filiale a déjà conçu et réalisé son site ou son application mobile, auquel cas il est nécessaire de prévoir de les accompagner pour effectuer un audit complet et se mettre en conformité sur les éléments qui ne le sont pas encore.

Les audits

Il est possible de faire des audits sur des sites webs, sur des applications mobiles et également sur des usines à sites.

Ce dernier est plutôt intéressant pour un groupe composé de filiales car c’est souvent sur ce type de site qu’il est possible de mutualiser le plus d’éléments. En effet, si un audit est effectué, il permettra :

  • D’obtenir une vision globale du niveau des sites déjà générés;
  • De mutualiser les critères communs à corriger;
  • D’améliorer la qualité de tous les sites à venir;
  • De communiquer auprès des filiales et de mener à bien les améliorations de manière progressive et organisée;
  • De prévoir des manuels utilisateurs pour les contributeurs avec des cas pratiques et concrets.

Dans tous les cas et quelque soit le type d’audit effectué, un rapport complet doit être généré pour permettre de définir les critères à corriger.

Le conseil de mise en accessibilité

Une fois l’audit réalisé, la filiale est accompagnée afin de l’aider à identifier et prioriser les tâches les plus importantes et tout en gardant en tête le contenu de la feuille de route groupe.

Au-delà des attendus légaux, le but est de pérenniser les efforts fournis et de définir avec la filiale les points d’amélioration et proposer des conseils pertinents tournés vers l’utilisateur/l’expérience client. Tout en étant respectueux des standards (qualité et accessibilité) et permettre d’anticiper les écueils.

La déclaration de mise en accessibilité

Le partenaire pourra ensuite aider à produire la déclaration d’accessibilité. Ce document se base sur un modèle du gouvernement qui permet d’assurer la validité de la déclaration (qui doit être présente sur le site audité) .

La rédaction de la déclaration d’accessibilité s’appuie sur l’audit préexistant.
Conformément aux attentes législatives, il doit contenir des éléments obligatoires (état de conformité, calcul du taux d’accessibilité…). Ce document est nécessaire pour être conforme à la loi.

La filiale (et le groupe) pourra bénéficier de l’expérience du partenaire pour produire la déclaration.

Le manuel

Il est le document de référence qui permet de maintenir la conformité. Il liste les bonnes pratiques à suivre pour mettre en ligne les contenus de façon accessible propre à chaque site/application. Il est adapté en fonction de la complexité et de la quantité des éléments.

On peut produire différentes sortes de manuels :

  • Les guides de référence contenant les “guidelines” pour recenser les bonnes pratiques (design/technique/éditoriaux);
  • Les manuels contributeurs propres à chaque application avec des cas pratiques et copies d’écrans avec ce qu’il doit être fait et ce qu’on ne doit pas faire;
  • Un manuel contributeur pour l’usine à site regroupant les écueils constatés lors de l’audit et comment les corriger. Celui-ci pourra être diffusé aux filiales ayant des applications créées à partir de cette usine à site.

3. Comment capitaliser sur le long terme ?

Avoir un partenaire qui gère toutes les filiales permet une vision globale sur la situation des filiales face à la mise en conformité et les difficultés rencontrées.

Il est intéressant de prévoir des formations pour accompagner tous les types d’acteurs des projets mais aussi des formations de sensibilisation pour que tous comprennent l’intérêt de l’accessibilité :

  • “qui est concerné ?”,
  • “quels en sont les enjeux ?”,
  • “quels en sont les avantages ?”

Ces formations pourront être mutualisées entre certaines filiales pour permettre d’en réduire le coût. Au fur et à mesure, il sera également possible de capitaliser sur les manuels de contribution qui pourront aussi intégrer un tronc commun sur les bonnes pratiques.
Comme pour les designers et les ingénieurs avec des “Guidelines” génériques à suivre, en plus des points spécifiques de chaque application.

L’entité peut également prévoir avec l’aide de son partenaire de mettre en place une gouvernance qui offrira une vision transverse de l’ensemble des problématiques filiales et un suivi des KPI :

  • Des données quantitatives (nombre de filiales et sites audités, nombre de certifications obtenues, évolution du nombre de certifications…) ;
  • Des informations qualitatives: principaux problèmes remontés, principales actions…

Cette gouvernance permettra de définir des leviers et les actions communes à mener pour le groupe. Il sera également intéressant de vérifier la pérennité du niveau d’accessibilité de certaines filiales en réalisant un deuxième audit “plus light” après quelques mois, pour permettre de suivre le comportement de la filiale, notamment sur la contribution, et ainsi l’accompagner sur le long terme.
Il permettra d’adresser l’accessibilité dans une optique d’amélioration continue sur le long terme (audit après audit), qui pourrait être couplée avec des outils tels que l’analytics.

4. Quels sont les pré-requis essentiels ?

  • Les filiales et l’entité doivent pouvoir s’investir dans la démarche accessibilité pour en comprendre les enjeux;
  • L’entité doit accompagner, fédérer et porter la démarche globale avec l’aide de son partenaire pour faire adhérer ses filiales;
  • La filiale doit porter la démarche auprès de ses employés et les faire former quand cela est nécessaire;
  • Les filiales et l’entité principale doivent s’assurer que le niveau d’accessibilité est maintenu après la mise en conformité. C’est souvent le plus difficile !

En synthèse

Une gouvernance claire permet d’avoir une vision globale, et ainsi mieux gérer la complexité du sujet. La gouvernance garantit l’optimisation des moyens humains et financiers puisque tout est cadré en amont et qu’une charge importante est reportée sur le partenaire.

Ce pilotage rigoureux et adapté à l’accessibilité permet d’industrialiser et de donner de la visibilité. L’entité sait à tout moment à quel niveau se situe ses filiales, comment les accompagner et mutualiser ce qui peut l’être sur le long terme.
Ainsi, elle est en mesure de trouver des solutions et moyens de capitaliser au fur et à mesure de l’avancée de la mise en conformité, pour compléter les processus déjà en place.

Un véritable plan d’accompagnement prévu avant, pendant et après permet d’assurer l’adhésion et la cohérence sur le long terme de la démarche d’accessibilité.
Les filiales se sentent accompagnées, soutenues et moins réfractaires aux changements.
Tout le monde y gagne !

Accessibilité numérique : Quels enjeux pour les entreprises en 2020 ?

Quelles sont les conséquences pour les entreprises qui ne se conforment pas à la nouvelle réglementation ? Les sanctions sont variables selon le volume de sites et dispositifs numériques existants, allant jusqu’à 20 000 € par site et par an. Cette obligation a déjà pris effet pour les sites créés après le 1er octobre 2019, […]

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Les experts et prestataires de l’accessibilité constatent souvent des blocages ou des ralentissement dans la prise en compte de l’accessibilité, souvent dus à des complications ressenties.

C’est le cas pour les profils non-techniques, par exemple. Tout intervenant sur un projet a son rôle à jouer dans l’accessibilité. Pour autant, tout le monde n’est pas expert accessibilité et se pencher sur la liste de 133 critères dont une majorité est technique peut être rebutant. Pour un graphiste, par exemple, il faut aller chercher au milieu de la liste les quelques-uns qui concernent la maquette graphique.

C’est en partant de ce constat que la société Atalan a lancé le projet AcceDe Web. Le projet intègre des notices pratiques par profil dont :

– La notice d’accessibilité pour la conception graphique– La notice d’accessibilité éditoriale.

Ekino est fier d’avoir pu y participer, même modestement.

D’autres notices sont annoncées : “HTML/CSS” et “Interfaces riches et JavaScript”.

Crédit photo : Dvortygirl

Une infographie pour comprendre le cadre législatif de l’accessibilité numérique en France en 2019

En cette année de textes de loi sur l’accessibilité numérique, l’équipe Accessibilité d’ekino a voulu débroussailler tout ça. Nous nous sommes dit qu’une infographie nous aiderait tous à y voir plus clair, alors la voici ! Cette infographie est pensée comme une suite de questions que vous pourriez vous poser. Pour chacune, une réponse claire […]

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Ce que disent les spécifications

Pour assurer la lisibilité, la couleur de texte doit être suffisamment contrastée par rapport à sa couleur de fond.

Cette limite est fixée par un ratio minimum à respecter entre les deux couleurs.

Pour plus de détails, voir :

Comment respecter ce ratio ?

Ce ratio varie en fonction des référentiels et des niveaux visés.

Voici un tableau pour vous aider à voir, d’un coup d’œil, le ratio qui vous concerne.

Pour respecter la règle… pour du texte de type…le ratio minimum est de…
Opquast Checklist1, 2 et 3Grand texte3:1
Opquast Checklist1, 2 et 3Texte courant3:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAA / ArgentGrand texte3:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAA / ArgentTexte courant4,5:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAAA / OrGrand texte4,5:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAAA / OrTexte courant7:1

Pourquoi s’occuper de contraste de couleurs

La lisibilité est un critère important de l’expérience utilisateur. Elle contribue à rendre le site utilisable et agréable.

Chaque utilisateur peut être concerné par la question du contraste :

  • un daltonien (8% de la population mondiale masculine (et 0,5% de la population mondiale féminine)) ;
  • une personne avec une mauvaise vue ;
  • un “mobinaute” avec un faible contraste sur son écran du à l’ensoleillement (32 millions de mobinautes en France) ;
  • etc.

Comment mesurer le contraste ?

Des outils permettent de connaître le ratio entre deux couleurs. Certains vous aident même à trouver une couleur approchante mais valide quand la vôtre ne respecte pas le ratio minimal.

Pour vérifier un contraste :

L'outil Colour Constrast Analyser – La validation est indiquée pour 4 niveau de validité. L’outil Colour Constrast Analyser – La validation est indiquée pour 4 niveaux de validité.

La pastille vous indique le ratio entre deux couleurs.

L’outil Contrast Ratio – La pastille vous indique le ratio entre deux couleurs.

Pour trouver une couleur :

L'outil Tanaguru Contrast-Finder

L’outil Tanaguru Contrast-Finder – Proposition de couleurs alternatives pour respecter le ratio.

Aller plus loin

Si cet article n’a pour but que de vous donner des réponses rapides à des questions pratiques, vous pourrez en apprendre plus dans l’article « Contraste de textes », par Nicolas Hoffmann (sur OpenWeb).

Infographie récapitulative

Téléchargez, imprimez, affichez et partager notre infographie récapitulative sur le contraste de couleurs de texte. Un outil pratique pour savoir en un coup d’œil quel contraste respecter.

Infographie sur les contrastes de couleurs de texte, à imprimer et partager

Remerciements et réutilisation

Je remercie Damien Berseron et Romain Emonet.

Si vous utilisez cette infographie, distribuée sous licence CC BY 3.0 FR (2), nous en serions ravis ! Vous pouvez nous le faire savoir via notre compte Twitter par exemple : @ekino_France ou via les commentaires ci-dessous.

(2) Cela signifie que vous pouvez partager et adapter ce contenu, sous réserve que vous attribuiez la source à « Ekino – http://www.ekino.fr/ » et que vous indiquiez les modifications apportées.

Meetup de sensibilisation à l’accessibilité numérique, le transcript

Mot d’accueil Delphine :Bonsoir à tous, merci d’être venus. Comme vous le savez aujourd’hui, c’est la journée mondiale de sensibilisation à l’accessibilité.Ça fait quelques années qu’on surveille la date, c’est la première fois qu’on organise un meetup à cette occasion. Il y a des goodies à l’entrée, dont une checklist concernant des petits trucs qu’on […]

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Situation de handicap et déficience physique

En tout premier lieu, il nous paraît important de différencier la situation de handicap de la déficience physique. Prenons un exemple simple : une personne en fauteuil roulant est en situation de handicap face à un escalier. Mais, assise devant son ordinateur pour surfer sur Internet, elle est dans la même situation qu’un valide (une personne sans déficience physique), accédant parfaitement à son outil.

Contexte d’utilisation

C’est souvent le contexte d’utilisation qui détermine si on navigue en situation de handicap ou non.

Un écran qui rend l’âme, une souris dont les piles sont épuisées, un grand beau soleil qui éclaire l’écran de notre mobile, autant de contexte qui peuvent nous mettre en situation de handicap : naviguer sans voir, naviguer au clavier, être dépendant de la qualité des contrastes de couleurs.

L’aide technique

Une aide technique, c’est un dispositif qui va palier à une déficience (physique ou autre) pour éviter une situation de handicap. Un exemple courant : les lunettes de vue sont une aide technique qui palit à une déficience physique pour éviter le flou, le trop petit.
Autre exemple : le lecteur vocal est une aide technique qui permet de naviguer sur Internet en se faisant lire les pages et en activant les liens via des touches et non des clics de souris.

Rendre accessible

En fait, toute personne qui navigue sur Internet le fait via un dispositif technique. Que ce soit un lecteur vocal, visuel (comme votre Google Chrome, Internet Explorer, Firefox, etc.) ou encore un robot d’indexation sur lequel vous compter pour donner de la visibilité à votre site, c’est toujours via une machine qu’on accède au web.

Rendre un site accessible, c’est donc rendre un site accessible à une machine – celle choisie par l’utilisateur – qui restitue alors les pages à l’utilisateur.
Or, pour que notre site soit compréhensible par les machines, les recettes sont « simples » : respecter les standards.

Standards d’accessibilité

Les standards du web sont émis par le W3C. Le but est que les différents acteurs se réfèrent à des normes communes pour éditer et restituer des pages web.
Au sein du W3C, un groupe dédié à l’accessibilité, le WAI, édite des spécifications comme, par exemple, les WCAG.

Les bénéfices

Mais du coup, si les sites sont « consommés » par des machines qui les restituent à des humains, et que ces humains sont dans des contextes toujours différents (déficience, contexte, panne temporaire, environnement, outils utilisés, etc.), toutes les machines bénéficient de l’accessibilité ? Oui. Et donc en visant l’accessibilité on vise un maximum de contextes d’utilisation ? Oui.

Notez qu’en dehors de l’audience, l’accessibilité favorise aussi l’utilisabilité, la portabilité, le SEO, l’image de marque, etc.

Rendez-vous au meetup

C’était, bien sûr, un rapide panorama d’introduction à l’accessibilité numérique. Pour en discuter plus longuement avec des experts français, nous vous donnons donc rendez-vous le 17 mai prochain, dans les locaux d’ekino, pour le meetup GAAD 2018 : Web, design et accessibilité.

Quelques liens

Autour de cette thématique, retrouvez notamment :

la vidéo de la conférence « Accessibilité numérique, mais au fait, de quoi on parle ? » ;
le diaporama de la présentation « Accessibilité et efficience” , de Gaël Poupard ;
l’infographie sur Les bénéfices de l’accessibilité de Camille Fion ;
ou encore, pour la mise en application, les notices AcceDe Web.
Photo : Rawpixel.com

Les bénéfices de l’accessibilité

L’accessibilité profite à tous les utilisateurs et acteurs du web. Son premier objectif est de rendre l’information accessible que vous soyez en situation de handicap ou non. Mais cette démarche engendre d’autres bénéfices non négligeables… N’oubliez pas : Pour bénéficier de ces gains, l’accessibilité numérique doit être intégrée le plus tôt possible et à toutes […]

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