Stratégie Archives - Ekino FR

Nouveauté ! Pour accompagner l’article, retrouvez un nouvel épisode du podcast “Les Digivoices” dans lequel Virginie Auboyer et Orianne Trouillet nous expliquent quels sont les facteurs clés de succès pour réussir sa conduite du changement et s’adapter aux évolutions de son environnement. Disponible ci-dessous ou vous pouvez l’écouter directement sur Spotify

C’est pour cela qu’accompagner le changement est un axe important dans la transformation d’une entreprise, que ce soit pour la mise en place d’un nouvel outil métier, d’un nouveau processus, d’une nouvelle organisation, d’un nouveau cadre légal ou encore d’un changement culturel.

Qu’est-ce que la conduite du changement ?

Commençons par une définition de la conduite du changement, appelée également accompagnement au changement : il s’agit d’accompagner un processus de transformation de l’entreprise, quel qu’il soit, pour faciliter l’acceptation et la compréhension du changement, éviter le rejet et rendre la transition la plus simple possible. La discipline de conduite du changement repose sur des méthodes et des outils qui permettent de réaliser ces objectifs.

Ainsi, la conduite du changement ne se réduit pas à une simple opération de communication comme on peut souvent l’entendre, mais plus largement à différentes pratiques qui vont permettre aux utilisateurs ou collaborateurs impactés d’accepter plus facilement ce changement.

L’accompagnement du changement est devenu incontournable aujourd’hui, avec la transformation digitale qui est – souvent – la priorité de la plupart des entreprises, et qui a connu un véritable coup d’accélérateur porté en particulier par la pandémie depuis 2 ans.

Cette accélération de la transformation digitale apporte aujourd’hui d’autres formes de changements, du fait de l’évolution des technologies telles que l’intelligence artificielle, la blockchain et, si on se projette encore plus loin, le web 3.0.

Que signifient ces changements pour l’utilisateur ? Plus encore qu’auparavant, les collaborateurs d’une entreprise font face à un changement de paradigme et doivent accepter de faire confiance à la technologie, dépasser leur aversion à déléguer des actions à des outils automatiques, des décisions à des algorithmes et accepter que leur travail soit fait différemment, bref, apprendre à lâcher prise.

Dans ce contexte, il est encore plus important de préparer le changement en amont et de l’intégrer dans le projet, afin de s’assurer que l’aspect humain est bien pris en compte, et ainsi augmenter la probabilité que le projet se solde par un succès pour l’entreprise et les individus.

Les facteurs clés pour réussir sa conduite du changement

Plusieurs facteurs clés vont permettre d’aborder l’accompagnement au changement le mieux possible.

1. Comprendre la culture de l’entreprise ou de l’équipe.

Ne pas sous-estimer cette première étape. Il s’agit ici de comprendre la culture de l’entreprise ou de l’équipe, mais également ses différents modes de fonctionnement et d’expression. D’une part, cela permettra de prendre en compte et conserver ces valeurs centrales dans l’approche d’accompagnement, et d’autre part de lever les obstacles au changement.

Observations sur le terrain, questionnaires, entretiens avec l’ensemble des parties prenantes de la transformation (collaborateurs directement impactés, mais aussi la direction, l’encadrement, etc.), serviront à comprendre :

  • L’environnement dans lequel les individus évoluent, les usages
  • Les relations pré-existantes
  • Le mode de pilotage, la gouvernance, les enjeux du projet, les processus de prise de décision, la vision
  • Les attentes en termes de performance opérationnelle et de retour sur investissement
  • La perception du projet chez les utilisateurs ou collaborateurs impactés

On pourra mobiliser les sciences cognitives et sociales pour appuyer cette démarche et mieux comprendre les biais cognitifs.

2. Identifier les impacts avant d’engager des actions « sur mesure »

Dans un premier temps, quels sont les impacts perçus : perception et attentes des collaborateurs concernés par le changement ? Ce changement n’est pas forcément perçu ni ressenti de la même façon par tous les acteurs, y compris sur dans une même équipe. L’objectif est de « prendre le pouls » du terrain et d’être à son écoute pour analyser la perception qu’ont les individus des changements qui les attendent et de leurs conséquences potentielles. En regard de ces impacts, on identifiera également les impacts « réels », c’est-à-dire les conséquences concrètes du changement sur l’environnement de travail, le fonctionnement, l’exercice du métier.

Ces deux analyses combinées permettront de définir les actions d’accompagnement nécessaires et adaptées à chaque population impactée par le changement.

3. Adresser les bonnes questions dès le départ

Au moment de la constitution du plan d’accompagnement, il faut prendre le temps de se poser les bonnes questions :

  • Comment déployer le programme, le projet ? Comment mesurer le succès de chaque étape ? Quel(s) groupe(s) définir pour les premières phases (segment, géographie etc.) ?
  • Quels dispositifs de formation à mettre en œuvre pour faciliter l’adoption du projet par les personnes impactées ? (outil, application, e-learning etc.). Comment cascader la formation à toutes les personnes impactées ?
  • Quelles sont les habitudes de communication au sein de l’entreprise et vis-à-vis de l’extérieur ? Quels sont les outils / media ?

4. Impliquer le management afin de jouer un rôle moteur en matière d’évolution des usages

Le management doit être impliqué, et cela aux différents niveaux de l’organisation concernée : en effet, la direction pourra jouer un rôle de sponsor du projet et porter la vision, mais l’encadrement intermédiaire joue souvent un rôle clé dans la transmission. En effet, il doit se faire ambassadeur de la transformation tout en ayant des interrogations sur les conditions d’exercice de leur mission.

Ces différents éléments doivent donner les clés pour concevoir une démarche qui replace l’humain au centre à court, moyen et long terme.

Tout d’abord, assurer la fluidité de la transition : donner par anticipation de la visibilité sur toutes les étapes du projet permet d’instaurer un climat de confiance ; par ailleurs, le recueil de feedback auprès des individus concernés permet de mesurer la satisfaction des attentes et la remontée d’alertes pour mettre en place des actions correctives si nécessaire. Écouter en permanence les remontées du terrain, et pas seulement en amont du projet, doit être au cœur de la démarche.

En cours de projet, l’alignement opérationnel visera à s’assurer que les personnes impactées comprennent les enjeux du projet et ce qui change pour eux : faire de la pédagogie sur la cible, expliquer de nouveaux processus, clarifier le fonctionnement d’un algorithme, expliciter les changements sur une fiche de poste pour ensuite déterminer les besoins spécifiques d’accompagnement si nécessaire.

Enfin il est important d’installer les bases d’une coopération à long terme par différents moyens : faire adhérer de futurs utilisateurs d’un outil dès la phase de définition des besoins et des objectifs business, accompagner la transition par exemple du « faire » au « faire-faire » tout en évitant un sentiment d’appauvrissement de la fonction, valoriser les savoir-faire et susciter la fierté, faire bénéficier les équipes d’approches à l’état de l’art…

Conclusion : donner du sens à chaque étape de son projet de transformation

Les étapes et différents groupes d'actions nécessaires à l'accompagnement au changement - visuel

L’accompagnement du changement permettra ainsi de renforcer l’adhésion au projet. Cela requiert une présence sur le terrain à toutes les étapes, et d’écouter / accepter les remarques et la résistance. Alors qu’une transformation, quelle qu’elle soit, est souvent vécue comme un moment d’incertitude, c’est ainsi qu’on lui redonnera du sens, et que les individus impactés ne subiront pas le changement mais l’anticiperont, ce qui contribuera à l’esprit de collaboration et la réussite du projet.

Comment réaliser des lancements produits sur le canal digital avec succès à l’ère post covid ?

Je vous propose de voir ensemble les recettes que nous avons mises en œuvre pour effectuer avec succès de nombreux lancements de nouveaux véhicules pour l’un des plus grands groupes automobiles mondiaux et nombreuses de ses marques phares depuis le début de la période Covid. Notre approche repose sur 3 piliers :  1/ CONTENT IS […]

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Les entreprises doivent accompagner les changements et anticiper les actions qui répondront aux enjeux d’évolution des compétences et des attentes des salariés sur leur vie professionnelle et la digitalisation des environnements. Presque un tiers des entreprises françaises déclarent qu’une partie de leurs collaborateurs ont vu leur métier changer. Ce trend n’est cependant pas homogène suivant le secteur d’activité mais continue son expansion.

À l’heure où la crise sanitaire n’est toujours pas maîtrisée, les RH et les responsables de formation en entreprise doivent revoir leurs copies quant à leurs stratégies de formation. En ce début d’année, période « traditionnelle » d’élaboration des plans de développement des compétences, quels sont les changements et pratiques des entreprises alors que la crise sanitaire continue d’impacter la visibilité business et les budgets formation?

Des plans écourtés et mis à jour régulièrement

Si historiquement les entreprises françaises construisent leur plan de formation suivant un calendrier annuel réglementaire, la loi Rebsamen a bouleversé le dialogue social au sein de nos entreprises.

Le plan de formation qui était jusque-là abordé dans le cadre de trois réunions annuelles, se retrouve désormais au sein de deux grandes consultations, dont le calendrier n’est plus fixé par le Code du travail, mais convenu entre l’employeur et les instances représentatives du personnel (IRP). Elle a laissé les entreprises fixer leur « calendrier social » selon leurs usages internes. Cette souplesse a particulièrement permis aux entreprises depuis la pandémie, contraintes de réajuster dans un délai très court, l’ensemble des actions de formation, de modifier et d’adapter leur pratique dans la conception du plan de développement de compétences ainsi que de moduler le « calendrier social ».

Ainsi, pour répondre aux enjeux de réactivité et d’agilité, les entreprises rythment de plus en plus leur plan de développement de compétences sur des périodicités plus courtes et les ajustent suivant le contexte et les changements stratégiques (Unow, 2021). Une agilité à cultiver dans le monde VUCA (Volatil, Incertain, Complexe, Ambigu) où la formation professionnelle a besoin d’être repensée.

Autofinancement, autogestion et décentralisation des budgets

En ce début d’année, on peut s’interroger sur ce qui attend le secteur de la formation en 2022, et jouer au prévisionniste est de plus en plus aventureux. La loi « Avenir professionnel » issue de la réforme de la formation professionnelle a eu des conséquences importantes pour les entreprises de plus de 50 salariés qui se voient désormais obligés d’autofinancer leur plan de formation sans l’effet de levier des fonds mutualisés des OPCO. Entre la diminution de la collecte formation (CUFPA) et la redistribution des fonds aux OPCO par France Compétences en baisse, le financement et les engagements sur les formations demeurent préoccupants.

La crise Covid a amplifié la baisse des dépenses de formation ainsi que l’effondrement des versements volontaires aux OPCO. Le financement par subrogation a chuté conduisant à une autogestion des budgets par les entreprises, amenées à les gérer différemment avec une tendance à aller vers la création d’une enveloppe budgétaire pour des formations non prévues dans le plan. En 2020 et 2021, pour des raisons d’optimisation, la formation a connu une phase de centralisation dans les grandes structures. La donne tend à se renverser pour 2022 : la priorité est la relance et reconstruction de la politique formation avec plus d’agilité (Unow, 2021).

Un rééquilibrage entre présentiel, distanciel et blended

La crise sanitaire a également permis d’ouvrir davantage la voie aux formations à distance et à l’acquisition de nouvelles compétences. Avant la crise, moins de 10% des formations du plan de développement des compétences étaient déployées en distanciel. Elles atteindront les 30% dans les prochaines années (Unow, 2021).

Le mixage de l’apprentissage synchrone et asynchrone (blended) a suscité dans le même temps, un fort intérêt pour les entreprises. Les formats multimodaux se sont multipliés et ont permis une grande souplesse dans l’organisation des formations. De même, les formats pédagogiques se sont largement diversifiés pour répondre toujours mieux aux attentes des apprenants : formats plus courts et plus impactants. Une expérience apprenante plus fluide et pragmatique. Mais c’est une tendance qui est vraiment liée à la crise sanitaire, beaucoup d’entreprises restent attachées aux modalités présentielles. De nombreuses formations devront revenir au présentiel.

Demain, un équilibre va se mettre en place, mais celui-ci fera une place nettement plus importante à la formation à distance puisque 89% des entreprises disent vouloir poursuivre le développement de formations à distance ou en blended-learning.  

Numérique et soft skills, deux thématiques au cœur des plans de développement de compétences

Avec l’accélération digitale liée à la crise sanitaire, la fracture numérique s’est renforcée. La France et ses actifs et à toute échelle de l’organisation des entreprises, la formation au numérique est devenue une priorité, une nécessité et non plus un atout. Les entreprises ont dû s’adapter et se numériser de manière massive et rapide.

On estime que la crise sanitaire a accéléré la transformation numérique des entreprises d’environ 7 ans. D’ici 10 ans, 9 emplois sur 10 nécessiteront des compétences numériques et, d’ici 2025, 50% des employés auront besoin d’une requalification à mesure que l’adoption des technologies augmentera.

Intégrer les formations numériques dans le plan de développement de compétences est donc devenu essentiel pour accompagner les salariés dans le maintien de leur poste et pour favoriser l’inclusion socioprofessionnelle. La reprise s’appuiera vraisemblablement sur des solutions numériques. Les formations soft skills seront aussi l’une des priorités parmi les différentes thématiques des plans de 2022 dans un contexte de télétravail répandu sur le territoire national. Les sujets de formation tels que savoir travailler dans un environnement hybride ; le management à distance ; l’assertivité ; la créativité ou l’agilité figureront à la tête des palmarès. Les avancées technologiques et humaines vont souvent de pair.

Force est de constater que les changements profonds de culture d’entreprise ou des sociétés se font en période de crise. Cultivons les enseignements et faisons-en une force. La formation professionnelle doit être un levier pour accompagner la relance. Il faut qu’elle soit valorisée dans l’activité des entreprises et qu’elle devienne un enjeu partagé.

Une autre tendance forte observée dans les réflexions des grandes structures : celle de l’individualisation de la formation que permet « l’adaptive learning ». Un nouveau concept pédagogique qui assure de façon automatisée à partir de la collecte et de l’analyse des données, un apprentissage ultra personnalisé selon le profil et les attentes de l’apprenant.

Transformation du marché automobile : Il est encore temps pour les constructeurs de repenser l’expérience client

L’industrie automobile : un marché mouvementé La mutation du marché automobile n’est pas récente : dès 2015, le dieselgate a joué l’effet de “catalyseur” auprès du grand public. Mais cette transformation ne se résume pas à une prise de conscience collective de l’impact de nos pratiques individuelles sur l’environnement.  Que ce soit le bannissement progressif […]

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L’e-commerce a vécu en 2020 une accélération brutale. Et les impacts de cette accélération sont tels qu’ils continuent de se faire sentir en 2022.

Les habitudes des consommateurs ont changé et les nouveaux comportements vont non seulement perdurer, mais aussi continuer d’évoluer. Les fréquences d’achats augmentent, le panier moyen ne cesse de croître, les taux de conversion sont exceptionnels, bref, l’opportunité est grande pour ceux qui sauront s’adapter et la saisir.

Car le nombre de nouveaux entrants s’est lui aussi multiplié. Pour se différencier, les acteurs du commerce en ligne, qu’ils soient historiques ou récents, vont devoir relever un défi de taille : celui de la donnée.

La donnée au cœur du business

On le voit quotidiennement chez nos clients : le business devient « data-driven ». Il faut être en mesure de proposer la bonne offre, au bon client, au bon moment. Et cela passe par une connaissance extrêmement fine des attentes de ce client. Rien de nouveau jusqu’ici donc, sauf que les technologies actuelles autorisent une hyperpersonnalisation jamais atteinte jusqu’alors.

Les vendeurs commencent à percevoir la puissance du marketing automation, de la segmentation dynamique et du ciblage intelligent, tous portés par des algorithmes avancés d’intelligence artificielle, eux-mêmes alimentés par ces quantités astronomiques de données qui sont collectées, agrégées et analysées au service de la performance commerciale.

Cette exploitation de la donnée et de l’IA autorise également la mise en place de nouvelles expériences d’achat pour le client. Nous accompagnons par exemple beaucoup nos clients sur les problématiques de « search ». Autocomplétion, correction automatique, suggestions ciblées, il est possible de construire une mécanique de recherche très sophistiquée sous le capot, mais très simple en apparence pour le client. Le développement de la recherche vocale se développe notamment, tout particulièrement chez les mobinautes qui ont pris l’habitude de s’adresser à leurs assistants vocaux et cherchent une expérience similaire lors de leur shopping en ligne.

Le m-commerce est d’ailleurs aujourd’hui totalement rentré dans les mœurs. À tel point qu’on ne parle plus aujourd’hui de cross-canal, multicanal ou omnicanal, mais bien de commerce unifié. Le vendeur se doit de proposer une expérience unique et interconnectée via l’ensemble des canaux.

Beaucoup d’entreprises pensent l’omnicanalité et l’expérientiel en mode online uniquement. La connexion à l’univers physique et offline est le chaînon manquant qui permettra de proposer un service véritablement global. Et fort de ces nouvelles capacités digitales, l’e-commerce se veut toujours plus ambitieux.

La réalité augmentée : de la réflexion à la décision

En 2022, la vente virtuelle se veut plus réelle. Avoir un bon produit ne fait pas tout. Encore faut-il permettre au client de se projeter dans son utilisation pour déclencher l’acte d’achat. La réalité augmentée sera cette année un facteur différenciant majeur, permettant à un prospect d’essayer sa nouvelle paire de chaussures sans quitter sa maison ou de visualiser en condition quasi réelle ce que donnerait ce nouveau canapé dans son salon.

Il s’agit bien ici de cas d’usage concrets au ROI éprouvé. La crainte du produit qui ne convient pas constitue un frein important à l’achat et les processus de retour restent contraignants pour les clients. La réalité augmentée est une véritable cabine d’essayage dématérialisée qui rassure et aide l’internaute à passer de la réflexion à la décision.

En 2022, la vente à distance se veut aussi plus proche. Il est inacceptable aujourd’hui pour un acheteur de recevoir son produit en une semaine, de ne pas être tenu informé en temps réel du parcours de son colis ou de ne pas disposer d’une plage horaire précise pour réceptionner son bien. La livraison en 2 ou 3 jours est aujourd’hui un acquis pour le consommateur, habitué à la puissance logistique de leaders comme Amazon ou Fnac Darty. La prochaine étape réside dans la mise en place de la livraison le jour même.

Nous intervenons régulièrement auprès d’e-commerçants pour les aider à définir leur cahier des charges logistique, auditer les partenaires et les conseiller dans le choix des plus qualifiés pour répondre à cette nouvelle exigence. Nous ne parlons pas ici d’un simple « nice to have », mais d’un service essentiel sans lequel les organisations risquent de voir leurs parts de marché rapidement s’étioler.

Un e-commerce durable et local

Dernier point à prendre en compte cette année, et non des moindres : la responsabilité sociétale. L’ensemble des défis cités plus haut devront être relevés dans le respect des enjeux environnementaux et éthiques de notre époque. Les clients sont de plus en plus attentifs à l’impact des produits qu’ils achètent et aux conditions dans lesquelles ils ont été produits.

Ce n’est pas une nouveauté et les entreprises en ont déjà bien conscience, mais les initiatives sont encore timides. Il est possible d’aller plus loin dans la démarche, en favorisant la réparabilité des produits avec la mise à disposition de tutoriels par exemple ou encore en exploitant la géolocalisation pour mettre en avant les biens fabriqués localement dans les résultats de recherche.

Les interfaces minimalistes ont également le vent en poupe. Grâce à la donnée encore une fois, il est possible d’identifier les fonctions inutilisées sur son site et de les supprimer. Cela contribue non seulement à améliorer l’UX/UI, mais aussi à diminuer la consommation énergétique de la plateforme.

La demande est réelle, les bénéfices également. Les vendeurs ont tout intérêt à y répondre, et pas en 2023 !

Comment intégrer le design dans un projet Agile pour une meilleure collaboration Ingénieurs / Designers ?

Un des avantages à  mettre en place cette méthode est la possibilité de changer les priorités plus facilement, de pouvoir adapter la roadmap du produit constamment. Ce qui facilite le travail au quotidien des ingénieurs et des consultants. En tant que designer, nous avons besoin d’avoir une autre vision que ces petites briques par sprint, […]

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Investir dans l’upskilling : Quels sont les enjeux ?

Le déficit de compétences

Si les technologies créent une infinité de nouvelles opportunités de croissance et de compétitivité sur les marchés, l’upskilling répond avant tout à une pénurie mondiale de compétences, tant en interne que sur le marché de l’emploi. En effet, selon le « Global CEO Survey, » une étude de PwC , 41 % des dirigeants français analysent le déficit de compétences comme un frein à la croissance.

Une entreprise compétitive doit aujourd’hui disposer d’un capital humain capable de se moderniser dans le temps afin d’exploiter les technologies et anticiper les menaces qui planent sur la durabilité des compétences et des outils en vigueur. 

Ce phénomène de pénurie est particulièrement visible au niveau des expertises technologiques et informatiques, où l’on constate une forte demande pour des formations aux compétences et outils techniques.

Les coûts de rotation

Ce décalage entre les postes vacants nécessitant de nouvelles compétences et le nombre de profils qualifiés pour les occuper se répercute également sur les budgets, entraînant des coûts de rotation de plus en plus élevés. Les chiffres sont d’autant plus importants dans les secteurs du commerce et des nouvelles technologies, où le remplacement d’un employé hautement qualifié peut coûter jusqu’à 300 % de son salaire annuel. 

En cherchant à capitaliser sur les effectifs actuels, une démarche d’upskilling bien ciblée vient également s’inscrire dans une logique d’optimisation des ressources humaines, et donc de rentabilité. Bien qu’un investissement initial soit nécessaire, celui-ci est bien inférieur aux coûts induits par la rotation de postes techniques, et sa valeur ne fait que se renforcer au fil du temps.

La Crise COVID-19

Si les raisons évoquées ci-dessus ont incité de nombreuses entreprises à mettre en œuvre des programmes d’upskilling ces dernières années, la crise sanitaire n’a fait que renforcer le phénomène. Les marchés étant en transition entre la reprise et le renouveau, la volatilité et l’incertitude sont désormais monnaie courante pour tous. Et tout porte à croire que la situation risque de perdurer, les entreprises doivent donc investir dès maintenant dans la formation de leurs équipes afin de sortir plus fortes de la crise.

C’est bien là que réside le véritable avantage concurrentiel; dans la capacité d’une entreprise à se développer, c’est-à-dire à renforcer les compétences de ses employés, indépendamment du contexte.

Comment mettre en place un programme de montée en compétence ?

Sans grande surprise, le mouvement a déjà été lancé chez de nombreuses entreprises. Le géant du commerce en ligne Amazon a notamment annoncé en 2019 un engagement de plus de 700 millions de dollars dans son programme Upskilling 2025, visant à développer les compétences de ses employés. Si les entreprises françaises sont bien conscientes de l’enjeu, certaines peinent encore à mettre en place des initiatives d’upskilling efficaces au service de leur activité.

Toujours selon l’étude « Global CEO Survey » de PwC, 26% des dirigeants français estiment qu’ils manquent de ressources (temps, budget, personnes et connaissances) pour mener à bien des programmes d’upskilling, tandis que 12% ne savent pas de quelles compétences ils auront besoin demain.

Personne ne peut prédire avec certitude quelles seront les compétences et outils qui viendront révolutionner leur secteur d’activité dans les années à venir, et dans quelle proportion. Néanmoins, un certain nombre de critères reste à prendre en compte afin d’exploiter au mieux un programme d’upskilling.

La stratégie de votre entreprise

Les initiatives de formation sur des compétences nouvelles sont généralement soutenues par des entreprises ayant une vision long-terme, qui ont réfléchi en profondeur aux éléments commerciaux et sociaux qui participent à la croissance de leur région, pays ou secteur. Investir dans les compétences de son personnel, c’est préparer ses collaborateurs à occuper les futurs postes moteurs de l’activité de demain, et ainsi pérenniser une vision et un investissement stratégique à long terme.

Vos besoins VS vos ressources

Une analyse approfondie est nécessaire pour comprendre ce dont vous avez réellement besoin et sur quelles compétences, ou métiers, vous devez investir. Cela implique une réflexion d’ensemble dans le cadre d’une gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), et dont le but est d’adapter les ressources humaines dans la conduite du changement.

Flexibilité et adaptation

Outre les compétences visées selon son secteur, vous devez également vous interroger sur votre mode de fonctionnement. Pour qu’un programme d’upskilling soit efficace, il convient de le déployer au sein d’une infrastructure qui favorise une culture d’apprentissage axée sur l’agilité, l’innovation et l’intelligence collective.

Pour assurer une réelle montée en compétences, cela nécessite également un encadrement adapté aux participants. S’il n’existe pas de solution unique pour toutes entreprises, il est nécessaire de se tourner vers des formations dont la pédagogie est adaptée aux métiers et aux secteurs concernés. C’est dans ce sens que notre organisme de formation ekino.U souhaite accompagner les entreprises. Qu’il s’agisse d’une approche transversale visant l’ensemble de l’entreprise, ou en vue d’un besoin métier spécifique, nos formateurs veillent à concevoir des parcours adaptés aux enjeux du client.

Retour d’expérience : Formation d’équipes client sur Typescript

Dans un monde du développement web en perpétuelle évolution, les tendances vont et viennent et ne sont pas toujours entièrement en phase avec les pratiques en place, d’où la nécessité de former et faire évoluer ses collaborateurs en permanence. C’est d’ailleurs ainsi qu’est née notre formation sur le langage de programmation Typescript. A cette époque, notre client, acteur français de la VOD, avait pris la décision de migrer vers Typescript et se devait donc de mettre ses équipes à niveau sur cette technologie. En tant qu’organisme de formation agréé avec un historique de réalisations fructueuses pour le groupe, ekino a été sollicité afin d’accompagner les équipes client dans cette démarche.

Typescript est un langage de programmation de plus en plus présent dans l’écosystème technologique, et un excellent exemple des innovations qui appellent à l’upskilling. Sa capacité à gérer de gros projets explique en partie son succès actuel, mais la polyvalence et compatibilité de Typescript en font également une solution qui s’inscrit dans la durée.

Déroulement de la formation

Dans un premier temps, nous avons interrogé le client pour identifier les besoins techniques et le champ d’application recherché. L’équipe client ainsi que son responsable ont alors été interrogés par nos consultants formation en vue de cadrer le projet et répondre aux éventuelles interrogations. Auteurs des formations dispensées, nos experts techniques ont ensuite conçu un parcours sur mesure selon les spécifications du client et tout autre critère identifié lors des entretiens.

En s’appuyant sur son expérience Typescript dans le cadre de multiples projets, Aude Planchamp, auteure de la formation, avait à cœur de transmettre ses connaissances. Son approche se concentre sur les cas concrets sur lesquels elle a travaillé et des solutions pragmatiques issues de son expérience opérationnelle.

Avec un suivi et une évaluation continue via des travaux pratiques individuels et collectifs, les participants ont bénéficié d’un apprentissage actif et adapté à la fois aux besoins de l’équipe mais aussi en fonction de chaque individu, de son niveau d’expertise et de son poste. 

Internaliser les compétences via la transmission

Lorsque de nouvelles compétences sont acquises à l’issue d’une formation, l’intérêt est de pouvoir les restituer au sein de l’entreprise et ainsi favoriser le partage de connaissances. Comme nous l’avons évoqué, la culture de l’entreprise y est pour beaucoup à cet égard. Forte de son expertise dans de nombreux domaines, notre agence a toujours voulu favoriser une culture d’échange et d’apprentissage. Et si nos experts formateurs sont aujourd’hui fiers de transmettre ce qu’ils ont appris au fil de leurs projets, cette vision va au-delà de nos formations et s’étend sur l’ensemble du groupe ekino. Le junior est coaché par le confirmé, le confirmé par le senior, et c’est ainsi que nos équipes enrichissent constamment leurs propres connaissances. Quel que soit le métier, le niveau d’expertise ou d’expérience, ce système d’encadrement permet une transmission continue. Cela fait partie de notre ADN, et nous a naturellement conduit à la création notre propre organisme de formation : ekino.U.

ERP progiciel ou développement spécifique : que choisir pour votre entreprise ?

Quels sont les critères influant sur le choix d’un ERP ? Comme pour tout projet – le point de départ est de formaliser le besoin. Dans le cadre de la mise en œuvre ou de la refonte d’un système ERP, cette formalisation revêt une importance toute particulière étant donné la position centrale que joue ce […]

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D’après la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance), en 20 ans, le chiffre d’affaires du e-commerce a été multiplié par 100. C’est un fait :  la pandémie est un facteur puissant de consommation à distance. De nombreuses entreprises, particulièrement dans les secteurs de la beauté et du luxe, misent de plus en plus sur leur accélération numérique. D’après Forrester, plus de 50 % des ventes d’ordinateurs et d’électronique grand public et environ 33 % des ventes de vêtements, de chaussures et d’accessoires seront réalisées sur des plateformes e-commerces. 

Dans quelles mesures le D2C se présente-t-il comme une solution et une stratégie efficace pour adresser les nouveaux besoins des consommateurs ? Nous avons rencontré Orianne Trouillet, Head of Experience & Service Design à ekino pour répondre aux questions que se posent de nombreux secteurs d’activités dans leur accélération numérique. Définition précise, technicité et angle d’attaque, Orianne nous confie les clés du succès d’une stratégie D2C. 

  • « Aujourd’hui maîtriser la donnée est un enjeu fondamental pour mieux connaître ses clients, pour mieux personnaliser les contenus et l’information »

Le “Direct to Consumer” ou D2C pour les intimes permet aux entreprises de s’adresser directement à leurs consommateurs. Si cette dimension du “direct” caractérise fortement le D2C, c’est aussi parce que toute la réflexion stratégique repose sur cette notion : 

Orianne : Être en contact direct avec le client, c’est le fidéliser et c’est également plus de réactivité dans la stratégie marketing. Il y a une maîtrise de son image de marque liée à une meilleure maîtrise du timing et de la feuille de route : proposer, tester, ajuster plus vite grâce à ce lien direct avec les consommateurs.

Comment le D2C permet-il cet ajustement rapide ? 

Orianne : Un des aspects importants du D2C réside dans le fait d’être propriétaire de la donnée. Aujourd’hui maîtriser la donnée est un enjeu fondamental pour mieux connaître ses clients, pour mieux personnaliser les contenus et l’information. En D2C, on ne dépend pas d’un tiers pour pouvoir utiliser cette donnée et c’est un avantage considérable.. 

  • « Être en capacité de recueillir de l’information, c’est permettre une segmentation fine des utilisateurs »

À ce stade et en tant que marque, vous vous posez sûrement ces questions : Quelle est l’expérience que je veux faire vivre à mes clients ? Quels messages je veux leur transmettre ? Mais surtout : quelles sont les preuves de cette promesse d’expérience ? Tout ce questionnement est nécessaire selon Orianne afin de construire les fondations solides d’une stratégie D2C.

Orianne : Pour un de nos clients, nous avons réalisé des études qui ont révélé qu’il connaissait assez mal leurs utilisateurs finaux. Aujourd’hui, avoir cette compréhension, être en capacité de recueillir de l’information c’est permettre une segmentation fine des utilisateurs. Ensuite, cette segmentation permet d’être en capacité de personnaliser le contenu : cela impose aux entreprises d’être beaucoup plus customer centric.

Comment mettre en place cette approche customer centric ?

Orianne : En mêlant des études qui peuvent être qualitatives pour comprendre les comportements, les motivations, les freins d’usage, les freins d’adoption d’un nouveau service, d’une nouvelle solution. Cela peut être des approches également plus quantitatives pour comprendre où sont les volumes, où sont les vrais impacts en termes d’adoption et de satisfaction client. Il faut aussi des études récurrentes, par exemple avec des baromètres. Dans le domaine du service, on parle beaucoup de NPS pour Net Promoter Score qui est un indice de satisfaction et de promotion de la  marque. Il y a encore d’autres indicateurs comme le  Customer satisfaction (CSAT), le Customer Effort Score (CES).

  • « Ce qui fonctionne aujourd’hui dans le D2C, c’est la capacité qu’ont les marques à créer une proposition de valeur différenciante. »

Si toute la partie analytics est importante afin de comprendre les besoins et les usages des utilisateurs, il y a également l’écoute des réseaux sociaux. 

  • « Dans la pensée et l’organisation d’une stratégie D2C, l’imbrication entre le design d’expérience et la technologie est fondamentale.»

Quelles sont les clés du succès ? 

Orianne : Ce qui fonctionne aujourd’hui dans le D2C, c’est la capacité qu’ont les marques à créer une proposition de valeurs  différenciante. Dans les plateformes qui fonctionnent, c’est l’expérience utilisateur, l’expérience client. On sait que dans ces transformations de modèle, l’expérience client est au centre. C’est ce que les GAFA ont fait : Netflix, Uber ou encore Amazon ont mis l’expérience au centre de leur démarche. Dans la pensée et l’organisation D2C, l’imbrication entre le design d’expérience et la technologie est fondamentale. Des modèles hybrides qui combinent ces compétences sont une des clés du succès. 

71% des prosumers* interrogés (les 20 à 30% de consommateurs early adopters) déclarent que la crise du COVID 19 a amélioré leur opinion sur les grandes entreprises technologiques comme Facebook, Google, Amazon ou encore Netflix). 

Que peut-on en conclure ? 

Orianne : Ce mode de relation avec le client final permet de créer de l’attachement et de l’adhérence et donc de créer ces communautés qui sont d’excellents leviers finalement pour tester et valider les produits et services pour itérer rapidement aussi sur sa stratégie marketing.

Un chiffre qui illustre bien la nécessité de contrôler et maîtriser votre  donnée : 83% des prosumers interrogés voudraient que les marques garantissent la qualité et l’authenticité des produits revendus sur Internet. Il devient donc incontournable de pouvoir fournir une expérience à distance fluide, simple, mais également en phase avec l’expérience que vous promettez à vos clients, au risque de les voir se détourner de votre marque par manque de confiance ou d’autres propositions plus en phase avec leurs besoins. 

Dans un contexte de distanciation sociale, les entreprises doivent être en capacité de créer un vrai lien avec leurs clients. D’installer un dialogue direct entre les organisations, les institutions, les marques, et les utilisateurs et les clients finaux est nécessaire afin de mettre en avant des valeurs d’authenticité et de qualité recherchées par les consommateurs. 

  1. * Source Havas Etude Prosumers. Les prosumers sont les 20 à 30% des consommateurs early adopters

Comment auditer la viabilité technique et organisationnelle d’une future acquisition ?

Les facteurs organisationnels et technologiques ont également toute leur importance. Ce n’est un secret pour personne, les technologies digitales jouent un rôle de plus en plus grand dans les performances commerciales des entreprises. Par conséquent, leur adoption requiert bien souvent d’adopter un modèle organisationnel plus adapté au rythme du marché. Cet article vise à détailler […]

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