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Les mathématiques, le design et la data au coeur des réalisations MFG Labs

Un des pionniers dans l’application du machine learning, MFG Labs utilise les mathématiques, le design et la data au coeur de son approche. Les méthodes quantitatives, couplées au traitement et à l’analyse de données massives sont devenus essentiel pour les dirigeants afin de piloter ou optimiser leur activité. En mobilisant des compétences en data, mathématiques et design, la société de conseil souhaite conforter son accompagnement stratégique auprès de ses clients, notamment autour des enjeux de la data et de l’IA, et de leur application concrète dans les entreprises.

Depuis 10 ans, MFG labs met son expertise au service des entreprises. Acteur pionnier de l’intelligence artificielle en France, MFG Labs sera ainsi présent au salon AI Paris 2019, les 11 et 12 juin prochains. L’occasion pour l’équipe de présenter sa nouvelle offre d’accompagnement autour de l’intelligence artificielle : Plain Vanill’IA.

Plain Vanill’IA permet de tester les bénéfices de l’IA en entreprise, sur le court terme

L’intelligence artificielle appliquée à des enjeux business concrets reste encore un voeu pieux et sous exploitée par certaines entreprises. Pourtant les experts MFG Labs affirment que beaucoup de technologies d’IA sont matures et pourraient être implémentées avec des résultats concrets dans de nombreuses entreprises.

En lançant Plain Vanill’IA, la société de conseil permet aux entreprises de concevoir, en quelques semaines seulement, une solution utilisant l’IA pour répondre à une problématique métier réelle. Les entreprises peuvent ainsi prendre connaissance des bénéfices et des réalisations possibles qu’apporte cette technologie à leurs enjeux business.

“ De nombreuses entreprises pensent encore que l’intelligence artificielle est réservée aux entreprises high-tech. Elles pensent, à tort, qu’il ne s’agit pas de technologies taillées pour elles. En amenant le côté pratique et simple de l’IA, Plain Vanill’IA vise à aider les entreprises à s’approprier les fondamentaux et à rapidement implémenter des solutions qui créent de la valeur. Les technologies peuvent être implémentées et apporter des résultats bluffants en seulement quelques semaines. C’est à travers des projets courts et réalistes que nous souhaitons faire connaître aux entreprises les bénéfices que l’IA peut leur apporter.” souligne Julien Laugel – Chief Data Scientist chez MFG Labs

L’équipe de MFG Labs présentera, au salon AI Paris 2019, des démonstrations concrètes des réalisations possibles grâce à cette nouvelle offre Plain Vanill’IA, et ses experts seront présents et disponibles pour échanger autour de la data et de l’intelligence artificielle.

Rendez-vous sur le stand A11, les 11 et 12 juin.

A propos de MFG Labs

MFG Labs est la société de conseil et réalisation experte en data et en intelligence artificielle du Groupe ekino. MFG Labs aide les entreprises à améliorer leurs prises de décisions, à automatiser leurs processus et à créer de nouveaux services grâce à la combinaison de ses expertises en conseil, design, data science et technologie. Plus d’informations sur www.mfglabs.com ou sur twitter @mfg_labs.

Contacts Presse
Amy Charbonnieramy.charbonnier@ekino.com
Sidonie Legrandsidoniel@oxygen-rp.com
Gautier Hanicottegautier@oxygen-rp.com – 03.74.02.03.81

Renouons avec la satisfaction client !

Uber, Netflix, Airbnb… Ces champions rebattent les cartes de la satisfaction client, bouleversant ainsi des business-model établis depuis des décennies sur leur secteur respectif. Prenons l’exemple des Deliveroo, Uber Eats ou Frichti : ce que nous prenions pour une expérience correcte il y a encore 5 ans (se faire livrer une pizza pas trop tiède […]

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“Les acteurs du secteur bancaire et de l’assurance sont arrivés à un stade où le problème n’est plus le montant de l’investissement mais leur capacité à suivre le rythme des consommateurs.”

Pourquoi le secteur banque/assurance peine à se transformer ?

Daniel Gomes Ramos : Ce problème vient justement du fait que les banques et les assurances ont tardé à avoir une approche orientée services digitaux et user centric. Cela s’est traduit par une course contre la montre. Les acteurs de ce secteur se voient dans l’obligation de rattraper leur retard de ces dernières années, ce qui est à l’origine de ce gaspillage. Cela se traduit aussi par un investissement beaucoup plus fort que les années précédentes, mais sur des deadlines beaucoup plus réduites; dans l’objectif d’évaluer les risques et correctement définir les trajectoires des projets digitaux. Les acteurs sont arrivés à un stade où le problème n’est plus le montant de l’investissement mais leur capacité à suivre le rythme des consommateurs.

Quels sont les principaux freins ?

Daniel Gomes Ramos : Les principaux freins sont liés à leur complexité structurelle, juridique, technique et sécurité. La structure et la taille de ces entreprises complexifient la mise en place de projets, qui pour certains, peuvent ne pas être adaptés, notamment à leur système d’information actuel.

De plus, du fait de l’importance des données traitées, la sécurité est au coeur de leur métier. Il y a donc plus de contraintes que dans les autres secteurs, ce qui peut freiner l’évolution de leur système d’information.

Ensuite les règlementations liées à leurs activités peuvent être très contraignantes. Ces dernières années un grand nombre de réglementations ont impacté leur marché. Notamment la création de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) en 2010, qui a ajouté un grand niveau de contrôle sur les banques et les assureurs. En effet, chaque année, des millions d’euros de sanctions pécuniaires sont infligées aux banques car elles n’ont pas fait suivi les recommandations qui leur ont été faites.

Comment les aider à mieux se préparer ?

Daniel Gomes Ramos : La première étape est de bien connaître les rouages de leur métier afin de leur proposer des solutions réalisables à court et moyen terme qui correspondent à leurs besoins et leurs enjeux. C’est essentiel ! Il faut pouvoir leur démontrer la faisabilité des projets de digitalisation de leur SI. En effet, dans nos projets, et de manière générale, nous constatons des réticences concernant la sécurité, et notre rôle est de les accompagner afin de trouver les solutions les mieux adaptées à leurs problématiques.

Le deuxième point important pour accompagner nos clients vers une ouverture aux services digitaux est de réussir à intégrer les différents acteurs autour de la table. En effet, dans ces grandes entreprises, les différents services sont mis à contribution, plus par obligation que par réelle implication de ces acteurs sur les projets. Les différents interlocuteurs doivent donc être intégrés dès le cadrage du projet. Il existe des méthodologies comme les différents frameworks agiles qui permettent de mieux impliquer les interlocuteurs et de leur montrer qu’ils font entièrement partie de la solution. C’est là que le rôle de consultant technique est important afin de réussir à faire le pont entre les différents métiers des clients et de s’assurer qu’il n’y ait pas de points de blocage qui ne mettent en péril les projets.

Pour 66 % des entreprises de services financiers, le principal objectif des initiatives numériques est de permettre l’innovation en matière d’orientation client. Néanmoins, seuls 4% d’entre elles estiment être parvenues à révolutionner l’expérience de l’utilisateur final. Comment l’expliquer ?

Daniel Gomes Ramos : C’est également lié à la complexité de leur structure, ce qui fait qu’entre les phases de cadrage et de réalisation, un grand nombre de contraintes peuvent altérer la conception de base. Ces contraintes peuvent donc limiter l’impact de leur projet sur l’expérience utilisateur. C’est justement dans ce contexte que les fintech ont pu se démarquer, notamment en étant plus light sur les contraintes juridiques et en partant sur des bases d’infrastructures modernes.

Est-ce lié au fait que le secteur financier, ait été l’un des premiers à s’être informatisé, et donc caractérisé par une forte dépendance à l’égard de son legacy ?

Daniel Gomes Ramos : Tout à fait, comme expliqué plus haut, le secteur financier est très dépendant des infrastructures existantes qui peinent à être maintenues, et qui ont des coûts d’interconnexion très importants. Cela complique grandement la digitalisation et les possibilités qui peuvent être proposées aux utilisateurs finaux.

C’est pour cela qu’il est important de monter en compétence sur le métier du client, afin d’avoir les connaissances et le recul nécessaire pour pouvoir proposer les solutions les plus adaptées et efficientes à leurs problèmes.

La part de la souscription en ligne dans la banque a presque doublée en quatre ans, et nous savons que la connaissance client est au cœur des enjeux de la transformation digitale de ce secteur. Les acteurs en ont-ils bien conscience ?

Daniel Gomes Ramos : Oui, la plus grande partie des acteurs du marché savent qu’ils ont du retard sur ce qui peut être proposé à leurs clients et surtout sur le ciblage des jeunes actifs qui sont plus enclin à passer par des canaux digitaux. Cette évolution du marché fait que les grandes banques françaises possèdent maintenant des filières avec des souscriptions et des services 100% en ligne comme Hello bank! qui est l’offre de banque en ligne de BNP Paribas ou encore BforBank du Groupe Crédit Agricole.

Comment se positionnent ces acteurs au niveau des nouvelles innovations ?

Daniel Gomes Ramos : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, mêmes les acteurs les plus classiques essaient de se moderniser le plus rapidement possible afin de pouvoir proposer les outils adéquats à leurs utilisateurs. Cependant, ils n’ont pas la souplesse dont disposent les neobanques qui proposent de leur côté une réelle révolution du marché. Il y a néanmoins certains acteurs qui proposent des fonctionnalités et une expérience utilisateur totalement différente des applications bancaires classiques.

Il y a également de nouveaux marchés axés sur les services autour des produits financiers et bancaires qui ont vu le jour. Des systèmes d’agrégation comme Curve ou Max qui viennent offrir de nouvelles possibilités à leurs utilisateurs sont un premier pas vers une diversification de ce que l’on peut attendre des services bancaires dans les prochaines années.

Les conseillers ont-ils commencé à repenser leur rôle à l’ère de cette transformation ?

Daniel Gomes Ramos : En soit, je ne pense pas que le rôle du conseiller soit réellement impacté par ces changements à moyen terme. Nous sommes plus sur une transformation des moyens de communication entre le client et le conseiller ainsi que sur une “amélioration” du conseiller via des outils digitaux. Il y a de nombreux projets de conseillers “augmentés” qui consistent à rendre le conseiller plus efficient face à ses clients. Le but étant de mieux gérer les différentes situations et l’armer pour réussir à être proactif. Cela passe par des outils d’aide à la vente, à la décision, ou encore via des entretiens digitalisés afin d’accompagner le discours.

*Étude menée par l’éditeur de bases de données Couchbase. Rapport basé sur sondage en ligne mené en juin et juillet 2018 par Vanson Bourne auprès de 450 responsables de la transformation numérique d’entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.

Quand la théorie ne rime pas avec pratique…

Le métier de chef de projet est donc comme toute autre expérience, il y a la théorie VS la pratique En théorie, dans les grandes phases d’un projet nous retrouvons : le cadrage, la conception, le développement, la recette, la mise en production (peu importe la méthodologie) En pratique, c’est une vraie aventure où nous […]

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Alan, croire qu’il est possible de révolutionner l’assurance santé

En cet après-midi du 1er juin, je prends place dans la salle Opéra pour écouter une conférence sur l’assurance santé. Très clairement, ce n’est pas le domaine qui donne le plus envie d’autant que le monde de l’assurance est très réglementé avec des acteurs historiques bien implanté et un fonctionnement régulièrement qualifié d’opaque pourtant, en travaillant directement chez notre client CACI (Crédit Agricole Creditor Insurance), une petite voix me pousse à y assister.

Très rapidement, l’atmosphère un peu étouffante laisse place à un vent de fraîcheur et je découvre Alan, nouvel acteur de l’assurance santé et première compagnie indépendante à obtenir un agrément depuis 1986. Le concept de cette start-up est d’être une assurance 100% digitale où l’on peut souscrire en 3 minutes, où l’on prend en photo sa feuille de soin pour être remboursé et où l’on découvre une nouvelle expérience utilisateur.

Contrairement aux nouveaux acteurs qui se positionnent en tant que courtiers, Alan a créé un tout nouveau produit d’assurance avec leur coût, leur marge, leur couverture et tout ce qui définit un produit valide.  Au-delà de l’histoire et du concept d’Alan, ce qui m’a marqué est cette volonté de changement et de briser les codes en vigueur pour aller au bout de sa démarche. Alan aurait pu être un courtier 100% digital distribuant des contrats comme il s’en lance régulièrement, mais cela ne lui permettrait pas d’aller au bout de sa démarche : Cette  démarche plus profonde de clarté et de changement dans l’assurance santé rendue possible parce qu’étant un assureur émettant son propre contrat, comme Free a su le faire dans la téléphonie.

Heetch, aller au bout de ses idées

La dernière conférence de la journée était celle de Heetch, acteur mis sous le feu des projecteurs suite à la crise entre Uber et les taxis. Bien sûr Heetch existait depuis début 2013 et naviguait jusqu’alors sans encombre avec son concept de mettre en relation des particuliers sur un créneau de 20h à 6h pour rendre la nuit plus accessible.

En avril 2017, la justice a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un covoiturage et que la rémunération pouvait être assimilée à une course professionnelle dès lors que le chauffeur n’allait initialement pas dans la même direction que le passager. En conséquence, l’application a été suspendue.

Il ne m’appartient pas de discuter la décision prise mais j’ai noté une véritable passion de la part des fondateurs dans leur projet. En effet, les premiers pas de l’application ont été « manuels » et la mise en contact se faisait directement à la sortie des soirées où les fondateurs mettaient en relation les conducteurs et passagers, l’application étant utilisée uniquement pour le paiement. C’est cette abnégation qui a permi à Heetch et qui a pu faire la différence face à des concurrents comme Djump.

Drivy, Heetch, Alan… Une même volonté de changement

Tout au long des différentes interventions de la journée, c’est cet esprit de passionnés qui est revenu dans le succès de chaque projet avec la volonté de changer les codes existants. Que ce soit Drivy qui fait de la location de voiture entre particulier, Heetch ou Alan, il y a toujours cette notion de base autour du changement pour améliorer le quotidien, que ce soit au travers du concept sur l’économie du partage ou d’une volonté de clarté et de compréhension pour les utilisateurs.

Heetch a son application initiale suspendue mais deux nouvelles ont vu le jour sur des approches similaires. Ils conservent l’idée originelle dans un coin de leur tête en attendant que la législation évolue. Alan a franchi de premières étapes avec l’agrément et les premières souscriptions mais le chemin est encore long avec un souhait de devenir le leader dans son domaine. Drivy poursuit son expansion en s’ouvrant dans de nouveaux pays et souhaite poursuivre l’innovation avec « Drivy open ».

Le succès pour eux mais pour nous ?

Partir d’une idée, la faire croître, la pousser, y croire sont différentes étapes par lesquelles sont passés chacun de ces entrepreneurs. Évidemment chaque projet a aussi sa dimension business car l’utopie est difficilement rémunérable et ces projets ont levés près de 60 millions de fond en cumulé, mais je souhaite retenir de ces conférences des personnes qui vont au bout de leur idée, des personnes qui ont un désir de changer le quotidien et des personnes qui s’épanouissent. Les projets que nous entreprenons à ekino sont différents mais nous y trouvons souvent une part de nouveauté qu’elle soit technique, métier ou humaine. D’un certain côté, cette volonté d’aller de l’avant, d’y croire tout en conservant ses valeurs, c’est aussi l’histoire ekino et donc la nôtre et je pense que nous avons encore beaucoup de belles pages à écrire…

Les conférences ont généralement cet effet inspirant avec un dynamisme renouvelé mais si je dois partager une seule chose, c’est que nous avons les moyens à ekino de se faire plaisir, d’apprendre toujours plus et de progresser. J’aime cet esprit que plusieurs intervenants ont partagé et que je retrouve chez ekino.